jeudi 31 mars 2011

... and now i really need to make it.

Je sais pas si on peut appeler ça une Renaissance. C'est un peu fort comme terme, ça rappelle De Vinci ou Harlem, pas des masses la vie d'une gamine paumée qui retrouverait... je ne sais pas, une sorte de droit chemin ? Alors, non, je ne sais pas si j'ai le droit d'utiliser ce mot. Mais c'est pourtant ce que je ressens. Pour la première fois de ma vie, j'ai l'impression d'être libre. C'est grisant, et légèrement effrayant aussi. J'ai toujours été "la grosse". Pour ma famille, pour les gens, pour les médecins, pour tout le monde. Je n'étais pas QUE ça, mais j'étais d'abord ça, a priori, c'était la première chose que je dégageais et par conséquent, ce qui définissait mon rapport aux autres. Ca a l'air de rien comme ça, mais ça vous oblige, même inconsciemment, à vous conformer à une certaine attente, à une certaine hiérarchisation des préoccupations. Oui, pour la première fois de ma vie, mon poids n'est plus mon problème numéro un, ma barrière, ma croix. C'est quelque chose, non pas d'absent, mais quelque chose de secondaire, d'un peu lointain. Un petit truc que j'aimerais bien améliorer, oui je sens qu'il y a encore des choses à peaufiner à ce niveau là, mais des choses à peaufiner, y'en a toujours ! J'ai l'impression d'être normale, tout simplement. Je change de disque quoi, ENFIN.
Ma préoccupation principale aujourd'hui, c'est mon boulot. Mon envie d'arriver à faire quelque chose de mes neurones et de mes dix doigts, de créer un truc dont je puisse être fière. Parce qu'être fière de moi, c'est une sensation que j'aimerais bien apprendre à apprivoiser... Et puis me construire une vie rien qu'à moi, rien qu'à nous, petit à petit, pierre par pierre, quelque chose que personne ne pourra venir nous enlever. Et puis un jour, ils ouvriront tous les yeux et ils verront que l'autruche est devenue une hirondelle. En attendant, je savoure.

mardi 25 mai 2010

Et moi je fais de mon mieux pour chanter comme vous, mais je ne peux pas grand chose, je ne peux rien du tout...

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Chante pour moi, Louis, oh oui.
Chante, chante, chante, ça tient chaud...
J'ai froid, oh moi, qui suis blanc de peau...



vendredi 5 mars 2010

Je suis née quelque part, je suis née quelque part, laissez moi ce repère ou je perds la mémoire...

J'ai envie d'avoir un ordinateur portable. Un qui serait de couleur vive, rouge rose ou jaune, et je mettrai des autocollants dessus. J'aimerais bien que cet appartement m'appartienne, que j'puisse y revenir n'importe quand plus tard et retrouver cette lumière montpelliéraine par la fenêtre. J'me mettrais bien à fumer juste pour pouvoir m'en griller une sur ce balcon. J'aimerais bien avoir le permis, en fait, ça y est j'en ai envie. J'aimerais bien l'océan, ça m'obsède. J'aimerais bien être genre le 16 avril. J'me dis que ce serait pas mal que je bosse cet été, rien qu'un peu. J'aimerais bien avoir de bonnes notes à mes examens sans me fouler. J'aimerais bien réussir à bosser sans être distraite au bout de cinq minutes par autre chose. J'aimerais bien qu'Il soie toujours dans les parages, maintenant, dans 10 ans, dans 50 ans...

Des fois on est juste assise sur un canapé, entrain d'écrire une dissertation sur la poésie, avec le soleil qui perce par la fenêtre et qui nous chauffe les pieds. Ce ciel bleu, bon sang, ce ciel bleu. Tu l'as dit, il n'existe nulle part ailleurs. Et on se dit que c'est ça la vie.

Être née quelque part, être née quelque part c'est partir quand on veut, revenir quand on part.



mardi 2 mars 2010

Est-ce que c'est juste moi ?

Ou est-ce que c'est normal de se mettre la pression pour tellement de trucs ?

Travailler. Choisir sa voie. S'épiler les sourcils (et le reste!). Savoir cuisiner. Plier son linge et savoir repasser. Travailler. Perdre du poids. Faire du sport. Manger des légumes. Être raisonnable. Puis se dire qu'on est jeune et qu'il faut donc par définition être déraisonnable maintenant. Être cool. Être douée pour quelque chose. Lire. Voir des films. Écouter de la musique. Voir des expos. Suivre l'actualité. Avoir une conscience politique. Travailler. Faire le ménage. Être une bonne amoureuse. Une bonne fille. Une bonne amie. Plus tard une bonne mère, qui sait ? Faire la vaisselle. Travailler. S'assumer financièrement. Savoir marcher avec des talons. Savoir remplir la paperasse administrative. Travailler. Réussir à se lever le matin. Manger des fruits. Et puis travailler bon sang, faire des dissertations, des commentaires, des fiches de lectures, que sais-je ? Lire Diderot au lieu d'écrire un putain d'article quoi.

Bridget Jones a la trentaine, alors pourquoi est-ce qu'on s'identifie à elle dès 12 ans ?
La gent féminine va mal.


samedi 9 janvier 2010

Ce n'est pas ma faute.

Si je suis en colère.
Des baffes, je vous promets, des baffes. Alors c'est moi hein, je dois manquer de légèreté, de second degré, je sais pas de quoi je manque mais je manque apparemment. Ca doit être de vivre avec la douceur incarnée, le reste du monde doit avoir du mal à suivre, ça doit être ça. Alors ouais, c'est p'têtre moi, j'arrive pas à laisser filer. J'arrive pas à me dire que c'est pas grave, que ça va passer. J'ai dû trop aimer par le passé des gens qui n'en valaient pas la peine, maintenant ça passe plus DU TOUT. Voilà. L'amitié c'est des actes aussi, surtout même. C'est un comportement. Et moi je donne plus sans recevoir en retour, voilà, c'est mort. Tu ne vois que par toi, tu ne penses qu'à toi. Tu n'en vaux pas la peine. Je ne veux plus perdre mon temps avec ceux qui n'en valent pas la peine.

jeudi 24 septembre 2009

Every single day seems like a mountain to climb...

Every single word, it takes all my strength to get it out. I’m tired of talking about me, but in fact it’s the only thing I get a grip on. I feel like I’m not gonna make it...

On m'en demande trop. C'est trop lourd, vous comprenez ? J'ai besoin d'aide, tout est trop difficile, tout est trop loin, tout est trop haut. J'en peux plus de la douleur, tout l'temps. Je sais bien que vous pouvez rien y faire, je sais bien que vous savez pas quoi dire ! Seulement j'en ai marre de vos regards, quels qu'ils soient. Je ne veux pas de regard de pitié, mais je trouve que j'en mérite pourtant. J'aimerais qu'on trouve que je suis courageuse quand même, que c'est fort de ne pas encore s'être tiré une balle dans la tête quand on vit dans ma peau. J'aimerais qu'on avoue que c'est pas facile, mais vraiment, pas juste en passant. J'aimerais que vous me disiez qu'à ma place, vous n'y arriveriez peut-être pas... Parce que c'est vrai, vous savez ! J'aimerais qu'on ne fasse pas d'amalgame. "Oh tu sais, elle aime qu'on aille la voir chez elle mais elle aime pas trop sortir". Alors, c'est ça ? Je suis ça maintenant ? Y'a personne qui trouve que ça cloche cette image ? Qu'on dirait pas tellement le vrai moi ? J'ai mal, bande de cons, tout me fait mal, tout m'épuise. Mais arrête de te plaindre, feignasse. C'est pas de la paresse, c'est de la douleur, de la DOULEUR. Je comprends maintenant pourquoi il avait appelé son personnage Dolorès. "Je veux que tu brûles ce traître de corps". Ce traître de corps. Et quand je pense à certains de vos mots, de vos regards, de vos pensées... j'ai la haine. La laideur me détruit assez comme ça. Je suis paralysée. Je crève de bouger, de courir, de danser. Je donnerais tout, absolument tout pour ça. C'est de la vie, et moi je n'ai que l'immobilité.
Je ne pense qu'à ça. Je ne ressens que ça. Cette lourdeur définit et commande chaque instant de ma vie. Cette douleur gâche chaque moment. Je suis enterrée vivante dans un corps qui me hait, qui me tue à petit feu, qui est déjà mort en fait... Je suis une vie et des espoirs gâchés. Je ne vis plus. Et on me traite de feignante. Vous êtes cruels.

dimanche 6 septembre 2009

Je ne veux pas arrêter d'écrire.


Ma nouvelle maison. Je me roule en boule dans un coin en attendant de la meubler.